×
Téléchargez la nouvelle application
my2M
Bien plus que la télé
Installer
En ce moment
Sehimi : le départ de la MAE espagnole est un signe que l'Espagne veut reprendre l…
Espagne

Sehimi : le départ de la MAE espagnole est un signe que l'Espagne veut reprendre le dialogue avec le Maroc

S.MS.M
Modifié le
whatsapp share

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a annoncé, samedi, un profond remaniement ministériel, troisième depuis l'investiture du gouvernement espagnol en janvier 2020. Dans ce remaniement, la ministre des Affaires étrangères, de l'UE et de la coopération, Arancha Gonzalez Laya ainsi que le ministre de la Justice, Juan Carlos Campo ont été limogés, après une longue controverse sur leur rôle dans l'accueil en catimini du chef des séparatistes du polisario, Brahim Ghali, ayant provoqué une crise avec le Maroc. Mustapha Sehimi, politologue et consultant de 2M, décrypte ce remaniement.

"Le Maroc suit avec intérêt la situation politique en Espagne, celle-ci étant un pays voisin d'abord, puis un partenaire privilégié, que ce soit historiquement, culturellement, ou économiquement", relève M. Sehimi. Bien qu'il s'agisse du troisième remaniement depuis l'investiture de ce gouvernement, "la conjoncture de ce remaniement en particulier est intéressante au vu des tensions actuelles entre Madrid et Rabat. L'on y relève des changements importants, notamment le remerciement des ministres à la tête des Affaires étrangères et de la Justice. Ce sont bien les deux ministres qui ont eu un rôle dans l'accueil du chef des séparatistes du polisario, sous une fausse identité, en Espagne, et également la raison pour laquelle celui-ci n'a pas fait objet des poursuites judiciaires escomptées pour les accusations qui planent sur lui : viol, séquestration, torture...", affirme M. Sehimi.

"On note également le départ de Carmen Calvo, 2ème vice-présidente de l'Executif, qui s'est distinguée au plus beau de la crise par des déclarations très hostiles au Maroc", ajoute-t-il.

Concernant le départ d'Arancha Gonzalez Laya, il est considéré comme une condition importante à la reprise du dialogue entre Rabat et Madrid, par le politologue. "La MAE espagnole s'est fendue de déclarations très agressives et hostiles envers le Maroc et ses institutions politiques. Il est donc difficile d'envisager toute reprise du dialogue tant qu'elle est encore en responsabilité. Ce départ est un signe positif que le gouvernement espagnol veut reprendre le dialogue avec le Maroc, bien que tout ceci reste de simples signes, qu'il faudra retenir avec intérêt", conclut l'expert.

 

Les contenus liés