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Le 32è festival international de cinéma de Carthage sous le signe "Rêvons, Vivons"
Cinéma

Le 32è festival international de cinéma de Carthage sous le signe "Rêvons, Vivons"

2M.ma avec MAP2M.ma avec MAP
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La 32e édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) s’est ouverte samedi en nocturne à Tunis avec la participation de 45 pays, dont le Maroc.

S’exprimant à cette occasion, la ministre tunisienne des Affaires culturelles Hayet Guettat Guermazi a souligné que "le retour des JCC cette année est d'une certaine façon une manière de reprendre tout le goût de la vie culturelle, dont on a été privé ces deux dernières années".

Pour sa part, le directeur du festival Ridha Béhi a rappelé que la tenue de la session 2021 dans des conditions sanitaires, économiques et sociales exceptionnelles constitue un grand défi.

L’ouverture de cette édition, placée sous le signe "Rêvons, Vivons", a été marquée par un hommage rendu à de nombreuses figures tunisiennes, arabes, africaines du monde du cinéma dont l’actrice égyptienne Nelly Karim qui a brillé dans de nombreuses œuvres de réalisateurs égyptiens de renom, à l’instar de "Alexandrie New York" de Youssef Chahine, "Clash" Mohamed Diab et "Un à zero" de Kamla Abu Zekry.

 



Ainsi, des Tanits d'Or ont été remis à Nelly Karim, au critique tunisien Khemais Khayati et à une figure de proue de la critique cinématographique africaine, Baba Diop.

Le film du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, "Lingui, les liens sacrés", qui raconte l'histoire d'une adolescente qui cherche à avorter, a été projeté lors de cette cérémonie ouvrant le bal de ces JCC.

Six films marocains prennent part à cette édition qui se poursuivra jusqu'au 6 novembre.

Dans la section "Compétition Officielle Longs Métrages de Fiction", le Maroc est représenté par "Haut et Fort" de Nabil Ayouch aux côtés notamment des films égyptiens "Feathers" d'Omar El Zohairy et "Amira" de Mohamed Diab, ghanéen "Public Toilet Africa" de Kofi Ofosu-Yeboah, tunisien "Insurrection" de Jilani Saadi, libanais "Seuls les vents" de Karim Kassem, mozambicain "Grand-mère Dix-neuf et le secret soviétique" de Joao Ribeiro et somalien "La femme du fossoyeur" de Khadar Ayderus Ahmed.

Dans le cadre de la compétition officielle "Courts Métrages de Fiction", marquée par la participation de 12 œuvres cinématographiques, le Royaume est représenté par "Jeans" de Mohamed Bouhari.

Au menu de la "sélection Officielle hors compétition" figurent cinq Courts Métrages dont "Qu'importe si les bêtes meurent" de la Marocaine Sofia Alaoui, "Le cadeau" de la Palestinienne Farah Nabulsi, "AL-SIT" de la Soudanaise Suzannah Mirghani, "Ward et la fête du henné et "Foam" des Egyptiens respectivement Morad Mostafa et Omar Elhamy.

"L'école de l'espoir" et "Dernier round" des Marocains respectivement Mohamed El Aboudi et Mohamed Fekrane seront projetés dans le cadre de la catégorie Longs Métrages Hors Compétition aux côtés des productions libanaises "Costa Brava, Lebanon" de Mounia Akl et "The Anger" de Maria Ivanova.

Le public aura de même rendez-vous avec un choix de 9 films francophones récents et représentatifs de la variété culturelle de l'espace francophone dans le cadre de la section "JCC et francophonie", créée à l’occasion de la tenue du 18ème Sommet de la francophonie.

Au menu de cette programmation figure "Jean Genet, notre père des fleurs" de Dalila Ennadre (Maroc), "Des hommes de Lucas Belvaux (Belgique), Aniksha de Vincent Toi (Canada-Maurice), "Nous" d'Alice Diop (France), "Freda" de Gessica Généus (Haïti), "Trou Noir" de Tristan Aymon (Suisse), "Baamum Nafi" de Mamadou Dia (Sénégal) et "Bonne mère" de Hafsia Herzi (Tunisie).

Quarante-cinq pays, dont 28 africains et 17 arabes participent à cette manifestation cinématographique avec 57 films, qui affiche son retour avec toutes ses sections et sa sélection compétitive après un éclipse l'année dernière à la suite de la propagation de la pandémie de la Covid-19.

 



Selon les organisateurs, quatre objectifs caractérisent l'actuelle session : une sélection attentive aux nouvelles tendances cinématographiques en Afrique et dans le monde arabe, tant sur le plan éthique ou idéologique qu'au niveau des recherches formelles et esthétiques, une place privilégiée à la réflexion sur le paysage audiovisuel dans les pays du Sud et à l'impact de la mondialisation et de la révolution numérique sur la production et la distribution des films tunisiens, une ouverture sur une frange du public tunisien, tant dans les régions que dans les institutions pénitentiaires et militaires et un focus sur des cinémas, l'un du Nord (La Belgique), l'autre du Sud (la Libye), sans négliger un regard sur la francophonie et sa contribution à la visibilité des films des pays membres de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).

Le jury des compétitions longs et courts métrages, présidé par le producteur italien Enzo Porcelli, est composé du cinéaste-photographe marocain Daoud Aoulad Syad, de l'acteur angolais Hoji Fortuna, le critique égyptien Tareq Chennaoui et de la réalisatrice haïtienne Gessica Fabiola Généus.

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