×
Téléchargez la nouvelle application
my2M
Bien plus que la télé
Installer
En ce moment
Climat : L'objectif de 100 milliards de dollars pour les pays pauvres atteignable …
Climat

Climat : L'objectif de 100 milliards de dollars pour les pays pauvres atteignable en 2023 (COP26)

2M.ma avec agences2M.ma avec agences
whatsapp share

Les organisateurs de la COP26 ont assuré, lundi 25 octobre, pouvoir atteindre en 2023, avec trois ans de retard, l'objectif de 100 milliards de dollars annuels d'aide des pays riches, "gros pollueurs", aux pays pauvres pour les aider à faire face à la crise climatique.

Les dernières analyses des engagements financiers "permettent de penser que (l'objectif) serait atteint en 2023" et dépassé les années suivantes, selon un rapport publié par la présidence britannique à six jours du lancement de la conférence de l'ONU à Glasgow, en Ecosse.

 



En 2009, à la Conférence climat de Copenhague, les pays riches s'étaient engagés à porter à 100 milliards de dollars par an en 2020 l'aide aux pays du Sud pour la lutte contre les changements climatiques (mesures d'adaptation et de réduction des émissions). Dix ans plus tard, ils en sont loin: l'aide n'atteignait que 79,6 milliards en 2019, selon les derniers chiffres publiés en septembre par l'OCDE. Cette promesse non tenue des pays riches fait partie des questions clés qui minent les préparatifs de la COP.

Si les chiffres pour 2020 ne sont pas encore disponibles, "l'objectif a été presque certainement manqué", a concédé le président de la COP26, Alok Sharma, lors d'une déclaration par visioconférennce pour présenter le rapport, qui détaille les moyens d'y arriver. "Le travail continue, mais nous avons atteint une étape importante qui permettra, je l'espère, de rétablir la confiance et de créer un élan dans cette dernière ligne droite avant la COP26", a-t-il insisté.

Le rapport est le résultat d'un travail confié au Canada et à l'Allemagne pour proposer un plan de financement d'ici à l'ouverture de la COP26. Il se base aussi sur les analyses menées par l'OCDE, prenant en compte les derniers engagements et les attentes de financements de la part des banques multilatérales de développement.

S'exprimant après M. Sharma, le secrétaire d'Etat allemand à l'Environnement Jochen Flasbarth a estimé que le plan publié était "essentiel pour créer la confiance". "Les financements sur le climat du Nord vers le Sud n'ont rien à voir avec de la générosité, c'est une part intégrale et essentielle d'une politique mondiale", a-t-il insisté.

Si cet objectif reste très symbolique, de nombreux acteurs et experts le jugent désormais largement insuffisant, alors que les effets du réchauffement s'accélèrent avec la recrudescence catastrophique de sécheresses, incendies géants, ouragans, inondations...

"100 milliards ne répondent pas aux besoins", a estimé lundi Christiana Figueres, responsable climat de l'ONU pendant la COP21, saluant néanmoins un signe de "bonne volonté de la part des pays du Nord".

L'Institut international pour l'environnement et le développement (IIED) s'est félicité de son côté que le plan publié "transforme enfin des mots en actes": "Cela va contribuer à mettre la COP26 sur les rails".

Lors de la COP26, le gouvernement britannique espère persuader quelque 200 pays de faire davantage pour réduire leurs émissions dans l'espoir de parvenir à contenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, seuil ambitieux fixé en 2015 par les accords de Paris.

 

Les contenus liés