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Interview

"J’ai tant de choses à vous dire"-Replay: Aïcha BELARBI, inlassable militante féministe

Rendez-vous à Salé pour faire un bout de chemin avec la militante des droits des femmes, Aïcha BELARBI. Sociologue, son parcours ne se résume pas à sa formation professionnelle.  Ecrivaine et diplomate, elle était enseignante-chercheur à l’université Mohamed V de Rabat. Retour sur un long combat social et politique dans cette-interview portrait de «J’ai tant de choses à vous dire». A voir ou revoir en Replay :

 

Le sourire aux lèvres, Aïcha BELARBI accueille Hanane HARRATH et son équipe à l’ancienne porte maritime, «Bab Lamrissa», l’une des plus importantes de Salé et du Royaume. Fan de jazz, elle nous raconte  des détails de l’histoire de sa ville natale sur fond des tubes d’Ela FITZGERALD.

Du passé de Salé, la discussion s’enchaine sur l’enfance de l’invitée qui se remémore ses souvenirs d’élèves à l’école primaire des filles de notables. Un lieu de savoir qui contribua à l’émancipation des femmes dans le respect des valeurs spirituelles. Un sujet qui tient particulièrement à cœur à la militante féministe qui nous livre son analyse de l’évolution de la condition féminine au Maroc (entre les années 70-80).

Direction «Dar El Haj Ali Aouad», une ancienne maison en ruines restaurée et léguée à l’Association Bouregreg qui abrite un centre de formation  pour venir en aides aux femmes en situation précaire. Ce lieu qui en 1956, a renforcé la fibre militante d’Aïcha BELARBI, une confession qu’elle partage avec beaucoup de fierté sur le nationalisme, le nationalisme et les idéaux de la Gauche.

Le combat pour les Droits de l’Homme

Le militantisme, une cause qui donne tout son sens à son engagement politique. Lorsqu’elle à l’aube des années 70, lorsqu’elle intègre les rangs de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) dont elle fondera la section féminine.

La promenade se poursuit dans les rues de la Médina pour visiter «Dar El Cadi», autrefois, hôpital psychiatrique reconverti en musée d’instruments de musique où Aïcha BELARBI nous dévoile son amour pour Salé, sa plus grande source d’inspiration. S’ensuit une halte à Souk Leghzal et la découverte du café historique «Leguerbouz».

Féminisme, foi et Ijtihad

Après la médina, c’est le mausolée du Saint Sidi Benacher, un érudit d’origine andalouse connu pour ses pouvoirs curatifs qui s’installa à Salé au XVIIe S pour y enseigner mais surtout pour soigner les maladies mentales (la nuit du jeudi).

La foi ; le référentiel religieux et le féminisme n’ont  jamais été incompatibles pour la militante engagée qui plaide pour un «Ijtihad positif» en faveur des droits des femmes.

L’autre endroit incontournable de cette promenade est la grande Medersa Mérinide et pour a fin, le lieu coup de cœur, l’atelier Noufissa BOUZID, une artiste à découvrir absolument…

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