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Politique

Témoignages: La mémoire de feu Abderrahmane El Youssoufi saluée à l'unanimité par la classe politique

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L'ancien Premier ministre, Abderrahmane Youssoufi, est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi à Casablanca, à l'âge de 96 ans. La nouvelle est tombée comme un couperet.  A l’unisson, ses camarades lui ont rendu un hommage appuyé. 

Youssoufi a été parmi les fondateurs de l’UNFP aux côtés de Mehdi Ben Barka en 1959, puis de l’USFP en 1974 avec Abderrahim Bouabid. Suite à de nombreuses condamnations sous le règne du Roi Hassan II, il prend le chemin de l’exil pendant plusieurs années en France et en Algérie.

Profitant d’une grâce royale en 1980, il rentre au pays et prend la tête de l’USFP, après le décès de Abderrahim Bouabid. Au début des années quatre-vingt-dix, il repart en exil volontaire en France, mais pour rentrer quelques années plus tard et reprendre son poste de Premier secrétaire de l’USFP dans un Maroc qui respirait la « détente » entre les partis traditionnels et la monarchie.

En 1998, il est l’un des architectes de l’alternance consensuelle qui a duré de 1998 à 2002, marquant la réconciliation entre le Mouvement national et la Monarchie après de longues années d’incompréhensions mutuelles.

Le 28 octobre 2003, il démissionne de son poste à la tête de l'USFP et se retire définitivement de la vie politique. Depuis, la scène politique a connu une multitude de séismes et de mutations. Sa sagesse, son patriotisme et son intégrité sont aujourd'hui encore cités en exemple.

La classe politique en deuil

L’actuel Secrétaire général de l’USFP, Driss Lachgar a déclaré sur le portail du parti : « Nous appelons tous les Ittihadis et l’ensemble des militants et militantes de tout horizon, ainsi que tous les citoyennes et citoyens et les amis du défunt qui ont de l’admiration pour ce grand homme, et qui ressentent de la loyauté et du respect envers lui, à tenir compte des conditions de l’état d’urgence sanitaire au service funéraire du défunt. »

Son compagnon de route, Mohamed El Yazghi s’est déclaré attristé par le décès d’El Youssoufi qui survient dans un contexte politique « difficile et compliqué ». Même son de cloche de l’autre leader du parti, Abdelouahed Radi qui y voit une grande perte pour le Maroc, pour la gauche marocaine et pour tous les démocrates.

Sur son compte Twitter, le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani a salué en El Youssoufi « L’homme d’Etat qui a rendu service à son pays, jouant un rôle clé dans les differentes phases d’évolution de la politique au Maroc ».

 

 

La présidente du Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH), a regretté la perte d’un homme qu’elle considère comme son « mentor » et « deuxième père".

 

 

Le président du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), Driss El Yazami a souligné la dimension internationale d’El Youssoufi qui fût acteur majeur de l’émergence des mouvements arabe des droits de l’homme.

 

 

 

Enfin, le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Nabil Benabdellah a salué l'esprit d'un homme qui su rester fidèle à ses principes jusqu’à la fin de sa vie.

 

 

                                                    

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