×
Téléchargez la nouvelle application
my2M
Bien plus que la télé
Installer
En ce moment
"Chasse à l'homme noir": Alger expulse des centaines de migrants subsahariens (vid…
Société

"Chasse à l'homme noir": Alger expulse des centaines de migrants subsahariens (vidéos)

2m.ma avec agences2m.ma avec agences
4876

Depuis une semaine, les autorités Algériennes mènent des expulsions massives ciblant les migrants. Une véritable « chasse à l’homme noir », comme la décrivent les médias. Plus de 1400 migrants ont été arrêtés depuis le 1er décembre dans la capitale, et « enfermées » dans un camp de Tamanrasset, une ville située à l'extrême sud du pays.

Au moins 1400 migrants ont donc été chassés à ce jour. L’opération a débuté jeudi 1er décembre vers 20 heures. Les observateurs y voient la volonté d’Alger de mettre un terme aux flux de migrants, y compris par la force. Le Snapap, un syndicat autonome qui compte 500.000 adhérents, vient de dénoncer «la plus grande chasse à l'homme noir depuis l'indépendance». 

La rafle était à la fois « musclée » et « dégradante », selon les témoignages de migrants et de militants associatifs. Certains ont été interpellés sur la voie publique, d’autres, « arrachés de leurs lits », précisent ces mêmes sources. Des méthodes qui inquiètent les défenseurs des droits humains.  Pour l’heure, ces expulsions massives n’ont été suivies d’aucune explication de la part des autorités d’Alger.



La sonnette d’alarme d’Amnesty International

Selon le HCR, le nombre des migrants en Algérie est entre 90.000 et 100.000 dont au moins 24.000 Syriens". Les ressortissants d’origine subsaharienne, eux, seraient entre 6000 et 7000. Sur ces 100.000 migrants présents sur le territoire algérien, seulement 7.000 bénéficient d'un statut légal. En septembre dernier, Amnesty International avait tiré la sonnette d’alarme quant aux droits des réfugiés et migrants en Algérie. Alger avait alors été interpellé par l’ONG pour que soit mise en place « une législation nationale propre à la migration ou à l’asile politique ». Les représentants d’Amnesty International en Algérie avaient également plaidé en faveur "des droits au travail, au logement et à la scolarité pour les réfugiés et leurs enfants" en interpellant les hautes autorités de "mieux protéger les migrants contre toute forme de violence".

Des rapatriements antérieurs

En décembre 2014, des expulsions « musclées » de migrants avaient été menées par les autorités Algériennes à Oran. Environ 400 Nigériens en situation irrégulière, des femmes et des enfants pour la plupart, avaient été reconduits dans leur pays d’origine, en majorité. Quatre mois auparavant, plus de 400 migrants maliens vivant à Tamanrasset, à 1900km au sud de la capitale, avaient été rapatriés à Bamako.   

Les contenus liés